Mot à Mot
Louis BOUMAL

Notice biographique et éléments de bibliographie


Encore un printemps ! J'ai vu
Le blé déjà qui poussait dru
Et sur les murs de l'humble église
Un linge mal rincé qui tremblait à sa guise
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Déjà les Pâques sont passées
Où l'on promit d'être plus sage.
Il n'en reste, dans la pensée,
Que plus ou moins selon les âges
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Tes chansons fusaient en rimes légères.
Un pommier montrait parmi le feuillage
L'imprévu charmant de sa fleur sauvage,
Rose et rouge à la fois, par-dessus les fougères
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Tu peux ourler de rouge ou de rose, ourler blanc
Les feuilles des fruitiers poussés parmi les clos,
Tu ne me rendras pas les poèmes d'antan,
O printemps, ni le doux tremblement des bouleaux
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Aussi monotone et triste que l'heure,
Avec tes parfums de roses mouillées,
Je reconnais mal ta chanson qui pleure,
O pluie de l'été, propice aux feuillées
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J'écoute passer l'heure et la brume glisser
Le long des arbres nus que l'hiver a cassés.
Le vent s'agite et court parmi le paysage
Et mon rêve avec lui se soulève et voyage
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Seul, au cur de la vieille ville,
Comme au soir du pesant été,
Se recueillant, le parc profile
Ses cimes sur le ciel avec sa vanité
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L'humble jardin sans fleurs où tremblent des cerises
Et le mince espalier qui porte des fruits verts
Me suffiront quand reviendra l'humide hiver
M'apporter le regret des choses désapprises
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Lorsque tu recevras des lettres de l'absente
Et que tu souriras d'un air simplement triste,
On dira que ton cur s'accoutume à l'attente
Et que ton désespoir est un regret d'artiste
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Ne rouvre pas ce livre, il fait mal. Il ressemble
Aux fruits cueillis trop verts que l'on goûte par jeu.
A l'heure où le grand vent soufflera dans les trembles
Il ne faut pas le lire assise auprès du feu
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Entre le foins poussés la route semble verte.
Combien s'en sont allés qui ne reviendront plus !
Je les suis à mon tour avec ma vie offerte.
L'automne se tourmente entre les arbres nus
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Pâles soeurs aux yeux clairs que mon discours étonne,
Les arbres du jardin sont presque à demi nus.
Il est temps de cueillir les gloires de l'automne,
Septembre avec sa brume est déjà survenu
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Si le sort t'a marqué l'épaule de son signe,
il est vain de lutter.
Dans la saison qui meurt se dissipe la ligne
où les arbres feuillus marquaient l'ombre en été
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Notice biographique et éléments de bibliographie
    Louis Boumal est né le 11 mai 1890 à Liège. Il fut docteur en Philosophie et Lettres et professeur de rhétorique à l'Athénée de Bouillon. Officier d'infanterie lors de la première guerre mondiale, il est mort pour la Patrie le 29 octobre 1918, à Saint-Michel-lez-Bruges. Un Jardin sans soleil est son principal et dernier recueil de poèmes, publié posthumément. Ses poèmes, écrits au front, expriment la mélancolie de l'éloignement forcé et le regret du bonheur abandonné au pays natal.
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